<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
  <channel>
    <title>Communisme on Benjamin Geer</title>
    <link>https://benjamingeer.eu/fr/topics/communisme/</link>
    <description>Recent content in Communisme on Benjamin Geer</description>
    <generator>Hugo</generator>
    <language>fr-FR</language>
    <lastBuildDate>Tue, 14 Jul 2026 00:00:00 +0000</lastBuildDate>
    <atom:link href="https://benjamingeer.eu/fr/topics/communisme/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml" />
    <item>
      <title>Mona Ja‘bub, Conduire la société vers le changement</title>
      <link>https://benjamingeer.eu/fr/post/jabub-dhofar/</link>
      <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <guid>https://benjamingeer.eu/fr/post/jabub-dhofar/</guid>
      <description>&lt;p&gt;[Version française du texte publié en espagnol.&lt;sup id=&#34;fnref:1&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:1&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;]&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Mona Salem Said Ja‘bub, قيادة المجتمع نحو التغيير: التجربة التربوية لثورة ظفار&#xA;(1969-1992) [&lt;em&gt;Conduire la société vers le changement : l&amp;rsquo;expérience éducative&#xA;de la révolution du Dhofar (1969-1992)&lt;/em&gt;], Beyrouth : مركز دراسات الوحدة العربية&#xA;[Centre d&amp;rsquo;études de l&amp;rsquo;unité arabe], première édition 2010, deuxième édition&#xA;2023, 368 pages.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Ce premier livre de Mona Ja‘bub, historienne omanaise, a été salué dans le monde&#xA;arabe pour son approche de l&amp;rsquo;histoire sociale et culturelle de la révolution du&#xA;Dhofar en Oman. Publié par une maison d&amp;rsquo;édition arabe prestigieuse spécialisée&#xA;dans les sciences sociales, le livre a d&amp;rsquo;abord été retiré par les autorités&#xA;omanaises du Salon international du livre de Mascate en 2012, puis remis en&#xA;vente le lendemain, signe d&amp;rsquo;un assouplissement de la censure. Il se concentre&#xA;sur des questions de genre et de circulation des idées et, en se penchant sur&#xA;des événements historiques peu connus en dehors du monde arabe, apporte une&#xA;contribution originale à l&amp;rsquo;étude de la réception mondiale du maoïsme et du&#xA;marxisme dans les années 1960 et 1970.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;De 1968 à 1975, la province du Dhofar du Sultanat d&amp;rsquo;Oman a connu une révolution&#xA;marxiste-léniniste contre le sultan Saïd et son successeur Qaboos, qui&#xA;dépendaient de l&amp;rsquo;empire britannique. À l&amp;rsquo;époque, le Dhofar avait une économie de&#xA;subsistance et sa population vivait dans une pauvreté extrême. Sur la côte il y&#xA;avait des pêcheurs, sur la plaine il y avait un peu d&amp;rsquo;agriculture et surtout des&#xA;arbres à encens, et dans les hautes terres on élevait du bétail. Même après le&#xA;commencement de l&amp;rsquo;exportation du pétrole en 1967, l&amp;rsquo;État percevait des impôts&#xA;sans fournir de services à la population : la médecine moderne était inconnue,&#xA;la seule école était réservée à la cour du sultan et au Dhofar la majeure partie&#xA;de la population et la quasi totalité des femmes étaient analphabètes. Dans le&#xA;système tribal dhofari, les terres appartenaient à des tribus, non pas à des&#xA;individus, et certaines tribus avaient plus de prestige que d&amp;rsquo;autres et&#xA;portaient des armes. En bas de l&amp;rsquo;échelle sociale il y avaient des personnes&#xA;réduites en esclavage par les tribus et par le sultan.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Une rébellion armée dhofarie d&amp;rsquo;inspiration panarabiste, lancée en 1965 par des&#xA;Dhofaris vivant au Koweït et soutenue par l&amp;rsquo;Égypte de Nasser, a été discréditée&#xA;par la défaite de l&amp;rsquo;Égypte et de ses alliés dans la guerre de juin 1967 contre&#xA;Israël. Quelques mois plus tard, des militants dhofaris se sont rendus en Chine&#xA;pour être formés à la révolution. Ils sont retournés chez eux convaincus par le&#xA;maoïsme, sur un bateau chargé d&amp;rsquo;armes et de nourriture. Tout cela a permis aux&#xA;communistes dhofaris de prendre la direction de qui s&amp;rsquo;appellerait bientôt le&#xA;Front populaire pour la libération d&amp;rsquo;Oman et du Golfe arabe (comme il a changé&#xA;de nom plusieurs fois, je l&amp;rsquo;appellerai simplement Front populaire). Ce virage à&#xA;gauche a été renforcé par le soutien indéfectible apporté à la révolution&#xA;dhofarie par le Yémen du Sud, voisin de l&amp;rsquo;Oman, qui est devenu, en 1970, le seul&#xA;pays communiste du monde arabe.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;L&amp;rsquo;application de la théorie marxiste au contexte local était pourtant&#xA;controversée. Quand le Front populaire a commandé un rapport à un marxiste de&#xA;Bahreïn sur la structure des classes sociales au Dhofar, le rapport a conclu&#xA;qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait pas de classes au Dhofar, mais seulement des tribus. Cette&#xA;conclusion a déplu aux cadres du Front populaire et le rapport n&amp;rsquo;a pas été&#xA;publié. Ils reconnaissaient qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait ni prolétariat ni bourgeoisie au&#xA;Dhofar, mais affirmaient que les tribus étaient en réalité des classes.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Le Front populaire a interdit l&amp;rsquo;esclavage dans le territoire libéré. Il a aboli&#xA;la propriété tribale, toutes les terres devenant des biens publics. Sous&#xA;l&amp;rsquo;impulsion de militantes féministes dans ses rangs, il a fait de la libération&#xA;des femmes un des piliers de sa doctrine. Les femmes ont donc porté des armes&#xA;dans l&amp;rsquo;armée révolutionnaire, l&amp;rsquo;alphabétisation des femmes a été une priorité et&#xA;la polygamie a été abolie.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Mais les militants considéraient que la transformation sociale qu&amp;rsquo;ils&#xA;souhaitaient nécessitait non seulement des décrets imposés par la force, mais&#xA;aussi un système d&amp;rsquo;enseignement capable d&amp;rsquo;amener ses élèves à adopter des&#xA;valeurs et des comportements qui allaient à l&amp;rsquo;encontre des traditions. D&amp;rsquo;autres&#xA;chercheurs se sont penchés sur les aspects politiques de la révolution dhofarie,&#xA;mais l&amp;rsquo;originalité du livre de Mona Ja‘bub est qu&amp;rsquo;il se concentre sur l&amp;rsquo;activité&#xA;éducative du Front populaire et surtout sur l&amp;rsquo;école et le collège qu&amp;rsquo;il a&#xA;établis au Yémen, près de la frontière omanaise. Ja‘bub a pu réaliser des&#xA;entretiens avec de nombreux anciens militants et anciens élèves de ces&#xA;établissements, ce qui lui a permis de dresser un portrait intime de cette&#xA;tentative d&amp;rsquo;adapter la théorie marxiste à un contexte très différent de&#xA;l&amp;rsquo;économie industrielle que Marx avait à l&amp;rsquo;esprit.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;L&amp;rsquo;appartenance des dhofaris à la nation arabe restait fondamentale dans&#xA;l&amp;rsquo;idéologie du Front populaire. La langue arabe standard, qu&amp;rsquo;ils considéraient&#xA;comme la langue nationale des arabes, occupait donc une place centrale dans la&#xA;culture que les enseignants révolutionnaires voulaient inculquer à leurs élèves.&#xA;Dans le monde arabe, de nombreux dialectes arabes, dont certains sont&#xA;mutuellement inintelligibles, sont utilisés dans la vie quotidienne, alors que&#xA;l&amp;rsquo;arabe standard, que peu de gens savent parler, est réservé principalement à&#xA;l&amp;rsquo;écrit et aux discours soutenus. Cependant, les élèves parlait Shehri, un&#xA;cousin éloigné de l&amp;rsquo;arabe, et comprenaient apparemment ni l&amp;rsquo;arabe standard ni un&#xA;dialecte arabe quelconque. Dans un premier temps, les enseignants ont fait face&#xA;à cette situation en obligeant les élèves à parler toujours en arabe standard&#xA;(ce qui aurait été considéré comme bizarre dans tous les autres pays arabes) et&#xA;en leur interdisant de parler en Shehri, même en dehors des cours, sous peine&#xA;d&amp;rsquo;être punis. Si les élèves avaient besoin d&amp;rsquo;un mot qu&amp;rsquo;ils ne connaissaient pas&#xA;en arabe, ils ne pouvaient avoir recours qu&amp;rsquo;à des gestes. Les enseignants ont&#xA;affirmé aux élèves que cela faisait partie de leur devoir envers leur patrie&#xA;arabe. Ja‘bub nous montre que les élèves n&amp;rsquo;ont pas seulement obéi à de telles&#xA;règles par peur : ils les ont vraiment intériorisées. Une ancienne élève se&#xA;rappelle qu&amp;rsquo;un jour à la cantine scolaire, en parlant au cuisinier, elle a&#xA;laissé échapper un mot en Shehri et en a tout de suite eu honte. Elle s&amp;rsquo;est&#xA;dénoncée elle-même à la direction et ne s&amp;rsquo;est sentie soulagée qu&amp;rsquo;après s&amp;rsquo;être&#xA;excusée devant tous les autres élèves. Plus tard, un nouveau directeur a abrogé&#xA;l&amp;rsquo;interdiction du Shehri et a mis en place une politique de valorisation de la&#xA;culture dhofarie.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Les établissements scolaires du Front populaire manquaient cruellement de moyens&#xA;pendant les premières années de leur existence. Au début, il n&amp;rsquo;y avait pas de&#xA;bâtiments, seulement des tentes. Faute de manuels scolaires, les élèves&#xA;copiaient leurs cours à la main. Pendant quatre ans, le seul livre disponible en&#xA;quantité suffisante pour l&amp;rsquo;enseignement de la lecture et de l&amp;rsquo;écriture en arabe&#xA;était une traduction du Petit livre rouge de Mao Tse-Toung, dont la Chine&#xA;envoyait un grand nombre d&amp;rsquo;exemplaires avec chaque livraison d&amp;rsquo;armes. C&amp;rsquo;était&#xA;aussi le manuel d&amp;rsquo;instruction politique le plus important du Front, à côté de&#xA;textes de Marx, d&amp;rsquo;Engels, de Lénine, de Staline, de Ho Chi Minh et de Che&#xA;Guevara. Mao était de loin la figure la plus admirée par la population dhofarie&#xA;et beaucoup de gens portaient des badges de Mao, non seulement, selon l&amp;rsquo;autrice,&#xA;parce qu&amp;rsquo;il leur envoyait des armes et de la nourriture, mais aussi parce que&#xA;ses idées correspondaient à leurs préoccupations, qu&amp;rsquo;il avait une conception&#xA;bien développée de la lutte anticoloniale et qu&amp;rsquo;il écrivait pour un public de&#xA;paysans.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Le marxisme enseigné passait pourtant par un filtre : au moins pendant les&#xA;premières années de la révolution, les cadres et enseignants du Front&#xA;n&amp;rsquo;évoquaient pas la critique marxiste de la religion, sans doute pour éviter des&#xA;conflits avec une population composée de musulmans très pieux. Au contraire,&#xA;sans proposer d&amp;rsquo;enseignement religieux, ils affirmaient qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait pas de&#xA;contradiction entre le socialisme et l&amp;rsquo;islam. Sur ce point, l&amp;rsquo;autrice est&#xA;d&amp;rsquo;accord. Pour elle, avant la révolution, la société dhofarie était déjà basée&#xA;sur une sorte de communisme tribal dans lequel l&amp;rsquo;État était presque absent. Elle&#xA;affirme que la population de la péninsule arabique était déjà à l&amp;rsquo;aise avec&#xA;l&amp;rsquo;idée de la domination du prolétariat, car cette idée se trouve dans le Coran,&#xA;et elle cite le verset : « Or, Nous voulions apporter Notre aide à ces opprimés&#xA;sur Terre, pour faire d&amp;rsquo;eux des dirigeants et des héritiers » (28:5)&lt;sup id=&#34;fnref:2&#34;&gt;&lt;a href=&#34;#fn:2&#34; class=&#34;footnote-ref&#34; role=&#34;doc-noteref&#34;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&#xA;Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un des versets préférés de la gauche islamique depuis les années&#xA;1970.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;En 1970, la Grande-Bretagne a remplacé le sultan d&amp;rsquo;Oman par son fils Qaboos.&#xA;Sans se démarquer de l&amp;rsquo;autoritarisme de son père, Qaboos a cherché non seulement&#xA;à vaincre la révolution sur le plan militaire, mais aussi à gagner le soutien de&#xA;la population, en favorisant le développement économique, en construisant des&#xA;écoles publiques, en restaurant certains des privilèges des tribus, en&#xA;proclamant sans cesse que l&amp;rsquo;islam était le fondement de son règne et en&#xA;affirmant que le Front populaire s&amp;rsquo;opposait à l&amp;rsquo;islam. Selon Ja‘bub, bien que&#xA;cette accusation ait longtemps été fausse, les dirigeants du Front, ayant&#xA;l&amp;rsquo;impression d&amp;rsquo;avoir acquis la confiance totale de la population, ont fini par&#xA;dire ouvertement que la religion est l&amp;rsquo;opium du peuple. Leurs soldats se sont&#xA;donc rebellés contre eux et cela a entraîné une scission au sein du Front. Pour&#xA;Ja‘bub, si les révolutionnaires avaient poursuivi leur utilisation sélective de&#xA;la pensée marxiste, en l&amp;rsquo;adaptant à la société locale et à ses croyances&#xA;islamiques, ils auraient pu avoir plus de succès que tous les autres mouvements&#xA;de gauche dans le monde arabe.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Après la défaite militaire de la révolution en 1975, qu&amp;rsquo;est-ce qu&amp;rsquo;il est advenu&#xA;du changement social qu&amp;rsquo;elle avait amené ? Les réponses que Ja‘bub apportent à&#xA;cette question sont parmi les parties les plus intéressantes du livre. Les&#xA;révolutionnaires ont encouragé et fêté des mariages entre personnes issues des&#xA;tribus et anciens esclaves. Les anciens élèves se souviennent de s&amp;rsquo;être réjouis&#xA;de ces mariages. Pendant la révolution, les mots associés au racisme sont&#xA;devenus répugnants pour eux et ils se sont même interdit d&amp;rsquo;utiliser le mot «&#xA;noir » pour désigner la couleur de la peau de quelqu&amp;rsquo;un. C&amp;rsquo;est avec fierté&#xA;qu&amp;rsquo;ils disent à l&amp;rsquo;autrice que, à l&amp;rsquo;époque, comme ils étaient convaincus que le&#xA;tribalisme était injuste et réactionnaire, ils ont spontanément cessé d&amp;rsquo;écrire&#xA;le nom de leur tribu quand ils écrivaient leur nom. Mais Ja‘bub observe que,&#xA;quand elle les a rencontrés pour la première fois, la première question qu&amp;rsquo;ils&#xA;lui ont posée était « De quelle tribu êtes-vous ? » et que leur conversation&#xA;était parsemée de remarques sur la qualité de la tribu de telle ou telle&#xA;personne. L&amp;rsquo;esclavage est toujours interdit, mais le mépris des tribus envers&#xA;les anciens esclaves est revenu. De même, les femmes qui ont été scolarisées par&#xA;le Front populaire sont aujourd&amp;rsquo;hui parmi les Dhofaries les plus conservatrices et&#xA;les plus attachées aux signes extérieurs de la tradition patriarcale. Certes,&#xA;elles sont devenus médecins, enseignantes ou managers. Mais elles ont répudié le&#xA;féminisme que le Front populaire avait prôné et pratiqué.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;p&gt;Selon Ja‘bub, la théorie marxiste ne peut pas être appliquée telle quelle à&#xA;l&amp;rsquo;ordre social tribal qui existait à Dhofar avant la révolution. Cependant, il y&#xA;avait de l&amp;rsquo;injustice sociale, et une grande partie des fondateurs et dirigeants&#xA;de la révolution appartenaient aux catégories sociales non tribales qui&#xA;souffraient de cette injustice. Ce livre, qui est devenu une référence&#xA;importante pour les recherches historiques sur la péninsule arabique, constitue&#xA;donc une contribution utile aux débats sur la pertinence des concepts marxistes&#xA;dans différents contextes sociaux. Il donne aussi un aperçu fascinant de la&#xA;capacité d&amp;rsquo;une population à adhérer sincèrement à des valeurs révolutionnaires&#xA;dans un quasi-État construit par des militants, puis à les abandonner avec&#xA;l&amp;rsquo;arrivée de l&amp;rsquo;État suivant.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;h2 class=&#34;heading&#34; id=&#34;bibliographie&#34;&gt;&#xA;  Bibliographie&lt;span class=&#34;heading__anchor&#34;&gt; &lt;a href=&#34;#bibliographie&#34;&gt;#&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&#xA;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Geer, Benjamin. 2025. “Mona Salem Said Ja‘bub, Qiyadat al-mujtama‘ nahw al-taghyir: al-tajriba al-tarbawiyya li-thawrat Dhufar (1969-1992) [Conducir la sociedad hacia el cambio: la experiencia educativa de la revolución de Dhofar].” &lt;em&gt;Prismas. Revista de historia intelectual&lt;/em&gt; 29 (1): 412–14. &lt;a href=&#34;https://doi.org/10.48160/18520499prismas29.1626&#34; target=&#34;_blank&#34;&gt;https://doi.org/10.48160/18520499prismas29.1626&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&#xA;&lt;div class=&#34;footnotes&#34; role=&#34;doc-endnotes&#34;&gt;&#xA;&lt;hr&gt;&#xA;&lt;ol&gt;&#xA;&lt;li id=&#34;fn:1&#34;&gt;&#xA;&lt;p&gt;Geer, « Mona Ja‘bub, Qiyadat al-mujtama‘ nahw al-taghyir ».&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:1&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#xA;&lt;/li&gt;&#xA;&lt;li id=&#34;fn:2&#34;&gt;&#xA;&lt;p&gt;Traduction de Mohammed Chiadmi.&amp;#160;&lt;a href=&#34;#fnref:2&#34; class=&#34;footnote-backref&#34; role=&#34;doc-backlink&#34;&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#xA;&lt;/li&gt;&#xA;&lt;/ol&gt;&#xA;&lt;/div&gt;&#xA;</description>
    </item>
  </channel>
</rss>
